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02 VICTIMES

Accident de la route

La loi Badinter protège les victimes d'accidents de la route. Mais les compagnies d'assurance sous-évaluent systématiquement les préjudices. Maître Soum se mobilise pour obtenir une indemnisation à la hauteur de ce que vous avez réellement subi.

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Questions pratiques

La loi Badinter du 5 juillet 1985 garantit aux victimes d'accidents de la circulation un droit à indemnisation très protecteur. Les piétons, cyclistes et passagers bénéficient d'une indemnisation quasi-automatique, sauf faute inexcusable cause exclusive de l'accident. Les conducteurs sont indemnisés sauf faute de nature à limiter ou exclure leur droit à réparation. L'assureur du véhicule impliqué doit formuler une offre d'indemnisation dans les huit mois suivant l'accident.

Non, vous n'êtes jamais obligé d'accepter l'offre de l'assureur. Les premières offres sont très souvent insuffisantes et sous-évaluent nettement les préjudices. Vous disposez d'un délai de quinze jours après l'acceptation pour dénoncer la transaction par lettre recommandée. Un avocat spécialisé peut évaluer si l'offre correspond à la juste réparation de vos préjudices et, le cas échéant, négocier ou engager une procédure judiciaire.

La consolidation est la date à partir de laquelle l'état de santé de la victime est considéré comme stabilisé, c'est-à-dire qu'il n'est plus susceptible d'évolution significative. Cette date est déterminée par le médecin expert et est un moment clé : elle sert a distinguer les préjudices temporaires (avant consolidation) des préjudices permanents (après consolidation) et de chiffrer définitivement l'ensemble des postes de préjudice.

Oui, la loi Badinter protège particulièrement les victimes non-conductrices. Les piétons, cyclistes et passagers bénéficient d'un régime d'indemnisation très favorable : seule une faute inexcusable, cause exclusive de l'accident, peut leur être opposée pour limiter leur droit à indemnisation. En pratique, cette exception est très rarement retenue par les tribunaux. Les victimes de moins de 16 ans, de plus de 70 ans, ou atteintes d'une incapacité permanente d'au moins 80 % sont indemnisées dans tous les cas, quelle que soit leur faute.

Le délai de prescription pour les actions en indemnisation liées à un accident de la circulation est de dix ans à compter de la consolidation du dommage corporel, ou de la date de l'accident en l'absence de dommage corporel. Pour les victimes mineures au moment de l'accident, le délai ne commence à courir qu'à leur majorité. L'assureur, quant à lui, doit formuler son offre d'indemnisation dans les huit mois suivant l'accident.

L'expertise médicale est une étape déterminante qui conditionne le montant de l'indemnisation. Elle peut être amiable (organisée par l'assureur) ou judiciaire (ordonnée par le tribunal). Le médecin expert évalue l'ensemble de vos préjudices selon la nomenclature Dintilhac : déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice esthétique, etc. Il est vivement recommandé d'être assisté par un médecin-conseil de victime et par votre avocat pour garantir une évaluation juste et complète de vos dommages.